Ville de Paris

Chaque année, le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) effectue une enquête approfondie pour établir la liste des filières qui recrutent le plus. En 2022, la tendance est à la filière bio, le BTP, l’économie verte et le numérique. L’étude tient compte des secteurs paralysés par la crise sanitaire, comme l’hôtellerie-restauration ou l’industrie.

La filière bio : un secteur en plein essor

Pour sa 8ᵉ édition, le CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse) dévoile les secteurs qui recrutent le plus dans le pays sur l’année 2022. Le guide « Ces secteurs qui recrutent » est dédié aux tendances nationales et à l’emploi en région parisienne. Parmi les premiers de la liste, on retrouve la filière bio, nouveau gisement d’emplois. Le pays, en pleine transition écologique, développe le secteur de l’agriculture biologique, de la transformation et du commerce. La croissance de la filière est telle qu’on enregistre une augmentation de 12 % des emplois avec 200 000 emplois directs.

Forts de ce constat, de plus en plus de jeunes s’engagent dans le domaine du vin ou de l’élevage bio. Les universités et autres établissements d’enseignement supérieur délivrent désormais des cours spécialisés dans la transition écologique. Quant aux nouvelles startups, il s’agit de produire une alimentation durable et responsable et de favoriser les circuits courts.

Le BTP : un recrutement massif

Le BTP recrute massivement sur Paris et sur l’ensemble du territoire français. On comptait, fin 2021, 220 000 projets de recrutements dans tout le pays. Les grands travaux, comme le « Grand Paris Express », donne un nouveau souffle à ce secteur qui recherche désormais de la main d’œuvre à tous les niveaux. Ce projet va par ailleurs mobiliser une moyenne de 15 000 emplois chaque année jusqu’en 2030. Les travaux concerneront principalement la construction de gares et de lignes ferroviaires à Paris. Parmi les métiers les plus recherchés, on note ceux de couvreur, charpentier bois et géomètre.

Le secteur du BTP n’oublie pas pour autant les enjeux écologiques de notre temps. La rénovation thermique et écologique des bâtiments représente un investissement massif sur tout le territoire français. Poussée par le gouvernement, avec notamment l’aide financière à la rénovation, MaPrimeRénov’, la population souhaite à présent réduire les dépenses énergétiques et répondre au problème des passoires thermiques. Nul doute que les métiers du BTP auront donc de beaux jours devant eux.

L’économie verte : l’environnement à l’honneur

Le guide de la CIDJ révèle qu’il existe actuellement 3,7 millions d’emplois touchant, de près ou de loin, au secteur de l’écologie. Ces métiers, pour certains déjà évoqués, touchent les domaines du bâtiment, de l’industrie ou de l’agriculture.

Il n’y a donc pas forcément besoin de se spécialiser dans l’environnement pour contribuer à la transition écologique et pour veiller au bien-être de la planète. Ceci demande l’effort de tous et requiert des compétences techniques et technologiques, tout autant que des compétences scientifiques. Dans le détail, les « métiers verdissants » concernent :

  • À 42 % la production et la distribution d’énergie et d’eau,
  • À 36 % l’assainissement et le traitement des déchets,
  • À 22 % la protection de la nature et de l’environnement.

Le numérique : premier pôle de recrutement

Dans un tout autre registre, l’informatique et le numérique sont des secteurs qui se développent à toute vitesse. Ils surpassent même les chiffres concernant les métiers de l’environnement, avec une moyenne de 30 000 recrutements par an. En 2022, le digital a, une nouvelle fois, toute sa place dans les principales tendances de recrutement.

On note un besoin important des entreprises en ce qui concerne la cybersécurité, le big data, les objets connectés (domotique), la fibre optique, les services utilisateurs et les réseaux. Le recrutement s’effectue principalement à Paris et dans les grandes villes, auprès de jeunes débutants (à 20 %) ou expérimentés (entre 1 et 5 ans d’expérience). Compte tenu de la vitesse à laquelle se développent les nouvelles technologies, nul doute que le secteur du numérique conservera sa première place dans les années à venir.

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